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Centre de Formation Permanente à la Sécurité Routière M.Doret |
La mise en œuvre du programme d'actions Comme pour l'analyse préalable, l’élaboration du programme d’actions va concerner les quatre domaines suivants : l'organisation, la politique à l'égard des conducteurs, l'environnement routier, le parc de véhicules.
Les actions sur l’organisation Elles peuvent concerner :
Les actions sur l’environnement routier
Le choix des véhicules et des équipements Le suivi et l'évaluation des résultats
Le risque routier encouru par les salariés Avec 73 903 accidents et 607 décès, le risque routier encouru par les salariés est la première source d'accidents mortels au travail.
La première source d’accidents mortels au travail Les accidents routiers du travail, c'est à dire ceux qui ont eu lieu « par le fait ou à l’occasion du travail» (art. L.411-1 du code de la sécurité sociale), s'élèvent à 21 964 en 2004, dont 2 856 ont entraîné une incapacité permanente et 159 ont été mortels. Les journées perdues s'élèvent à 1 600 597 pour cette même période, la durée moyenne d'un arrêt de travail pour incapacité temporaire s'établissant à 73 jours (contre une moyenne de 50 jours pour l'ensemble des accidents du travail) . Le risque routier encouru par les salariés a donc entraîné en 2004, pour la branche accidents du travail de la sécurité sociale, la prise en charge de 76 903 accidents avec arrêt, dont 10 157 avec incapacité permanente et 607 mortels, le nombre de journées perdues s'élevant à 5 185 516. Même si l’on note une évolution positive entre 2002 et 2003, avec, pour l’ensemble des accidents routiers pris en charge par la branche, une baisse de 12% des AT avec arrêt de travail et une baisse de 17% des accidents mortels, la baisse en 2004 est plus faible et la situation demeure préoccupante . (sinistralité 2000 à 2004) Le risque routier reste la première source d’accidents mortels au travail. C’est pourquoi la CNAMTS en a fait une de ses 4 priorités nationales, dans le cadre de ses orientations à moyen terme (OMT) adoptées par la CAT-MP le 21 avril 2004. Une coopération entre la Sécurité sociale et la Sécurité routière L’accident qui survient alors que l’on utilise un véhicule dans le cadre de son activité professionnelle (accident de mission) ou pour un trajet domicile-travail (accident de trajet) est sans conteste un accident du travail, et comme tel il entre dans le champ de compétence de l’assureur social, la branche AT/MP de la CNAMTS. Il était donc essentiel d’organiser une coopération structurée entre les autorités qui ont en charge la gestion de ce risque, soit au titre des accidents du travail, soit au titre des accidents de la route. C’est là le rôle du comité de pilotage national pour la prévention du risque routier encouru par les salariés mis en place par l’arrêté interministériel du 29 mars 2001, conformément aux dispositions prévues par la charte nationale signée en décembre 1999 par le Président de la CAT/MP de la Sécurité sociale et le Délégué interministériel à la Sécurité routière. Le Comité de pilotage national a dressé un premier bilan du programme d’action 2000-2001 et propose aujourd’hui le nouveau programme 2002-2005. Ce partenariat national entre la sécurité sociale et les pouvoirs publics est relayé localement dans le cadre de conventions départementales associant les CRAM ou CGSS et Préfectures. Dans chaque CRAM ou CGSS a été désigné un « Correspondant Sécurité routière ».
Les partenaires sociaux de la CAT-MP, considérant que « le risque routier encouru par le salarié en mission fait partie intégrante des risques professionnels et qu’à ce titre il est pris en compte dans le cadre du Document unique instauré par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 », ont adopté le 5 novembre 2003 un Code de bonnes pratiques "Pour la prévention du risque routier mission".
Ce code de bonnes pratiques propose des mesures très concrètes, que l’on peut regrouper autour de quatre thématiques : gestion des déplacements, gestion des véhicules, gestion des communications , gestion des compétences. La gestion des déplacements est partie intégrante de l’organisation du travail, et le véhicule automobile doit être utilisé à bon escient … Ainsi il convient de s’interroger sur la nécessité même du déplacement (en supprimant un déplacement, on supprime l’exposition au risque), et sur le moyen de transport le plus adéquat pour un déplacement donné (l’avion et le train sont des moyens de transport plus sûrs que la voiture). Quand on doit prendre la route, il est conseillé de prendre l’autoroute chaque fois que cela est possible (selon les chiffres de la Sécurité routière, l’autoroute est quatre fois plus sûre qu’une route nationale ou départementale), et il faut prévoir un temps suffisant pour pouvoir se déplacer en respectant le code de la route et en ménageant des temps de pause d’au moins un quart d’heure toutes les deux heures. Le véhicule utilisé dans le cadre professionnel est à la fois un moyen de transport et un outil de travail. Comme moyen de transport, il doit offrir toutes les garanties de sécurité active et passive (air-bag, ABS, limiteur de vitesse, etc..) et comme outil de travail il doit être adapté aux besoins précis d’une profession donnée. Si la situation est globalement satisfaisante pour ce qui concerne les véhicules dits « de tourisme », c’est loin d’être le cas pour les véhicules utilitaires légers (VUL) où les marges de progrès sont importantes. Le besoin de communication du salarié est d’autant plus important qu’il est plus mobile. Mais communication ne doit pas signifier mise en danger. C’est pourquoi doivent se mettre en place des protocoles de communication « en sécurité ». Dans l’état actuel des techniques, ce protocole doit exclure la possibilité de téléphoner en conduisant, et ceci quel que soit le dispositif technique. En effet, ce qui rend dangereux l’acte de téléphoner ce n’est pas seulement la manipulation mécanique de l’appareil, mais tout autant la perte d’attention qu’implique la communication elle même. La conclusion est claire : pas de kit "main libre" au volant. Enfin, l’employeur doit s’assurer que le salarié auquel il confie un véhicule a les compétences pour le conduire en toute sécurité. Le code de la route autorise aux titulaires du permis B la conduite de tous les véhicules jusqu’à 3t5. Le permis B est donc une condition nécessaire pour conduire un véhicule dans le cadre professionnel, mais on peut s’interroger pour savoir si cela est suffisant, en particulier dans le cas de certains véhicules utilitaires. Des formations complémentaires de type « Post permis professionnel » constituent un bon moyen pour apporter au salarié la compétence nécessaire en relation avec les usages et les caractéristiques du véhicule qui lui est confié.
L’accident routier de trajet intervient généralement sur l’espace public, le véhicule utilisé étant, dans la très grande majorité des cas, celui du salarié. Il se distingue, par une jurisprudence abondante, à la fois de l’accident routier de mission (avec comme paramètre discriminant l’existence ou non du lien de subordination au moment de l’accident), et de l’accident routier « de la vie » (avec comme paramètre discriminant la notion d’ «intérêt personnel » associée au déplacement). Du fait de cette situation particulière, et notamment l’absence du lien de subordination lors de la survenue de l’accident, la prévention de ce risque ne relève pas de la même logique. Il n’y a pas à proprement parler d’obligation légale, comme pour le risque mission, mais il y a un grand intérêt social à ce que cette prévention soit mise en place. En effet, plus des deux tiers des accidents mortels sur la route pris en charge par la branche AT/MP sont des accidents de trajet (en 2003 : 201 accidents routiers mortels en mission, 463 en trajet).
Entreprise agréée par la Cram Rhone Alpes pour les formations Plans de Prévention des Risques Routiers (PPRR) |
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